Au Japon, le soja fait partie intégrante de la cuisine traditionnelle : il se nomme « daizu ».

Vous pourrez découvrir le soja au Japon sous différentes formes

  • Edamame représente un pois de soja encore vert, cuit à l’eau, salé et servi à l’apéritif.
  • Mais aussi en moyashi qui sont des pousses de pois de soja consommés en soupe, salade, dans les ramen.
  • Il y aussi la sauce shoyu, sauce soja, soja fermenté dans le saumure.
  • Puis le tofu qui n’est autre que le résultat d’une coagulation du lait de soja avec le nigari (sel d’eau de mer)
  • Et aussi le lait de soja élaboré à partir de pois trempés : le tônyu
  • Biensûr, aussi le miso n’est autre qu’une pâte de soja fermentée et salée
  • Mais encore, l’okara nomme la pâte restante lors de la fabrication de lait de soja (soja et eau filtrée)
  • Puis le yuba représente la peau de soja qui se forme lorsqu’on fait chauffer le lait de soja
  • Et le zunda, une pâte d’edamame
  • Pour finir, le kinako, nom donné au pois de soja torréfiés

Cette légumineuse célèbre, introduite en Europe au XVIIe siècle, pousse sous terre comme l’arachide.

On consomme la partie du haricot frais contenu dans la cosse.

Petite graine riche en protéines et en amidon mais ce qui la différencie des autres légumineuses est qu’elle contient un taux plus élevé de protéines, de lécithines, de minéraux et d’isoflavones (phyto-oestrogènes autrement dit œstrogènes alimentaires).

Plante bénéfique pour la santé, en particulier,pour celle de la femme.

Cette découverte a été permise grâce aux femmes japonaises qui en consomment régulièrement.

Les études scientifiques se sont donc intéressées au fait qu’elles ne souffraient quasiment pas de cancers gynécologiques, de maladies cardiovasculaires et d’ostéoporose.

Dans quels cas doit-on manger du soja ?

En période de pré-ménopause et ménopause. La femme connaît, à ce moment de la vie, une chute de d’ hormones ce qui l’amène à rencontrer de nombreux troubles de santé.

Les isoflavones peuvent alors contribuer à contrôler les bouffées de chaleur et ils améliorent la sécheresse vaginale.

Ils jouent aussi un rôle essentiel dans la prévention de l’ostéoporose en favorisant l’épargne osseuse sur le long terme.

Sans oublier, l’action anti-oxydante puissante du soja car il protège l’appareil cardio-vasculaire et de certains cancers (prostate et côlon).

C’est la présence de protéines riches en lysine qui lui confère cette propriété de protection.

La lécithine, graisse contenue dans le soja, est bénéfique pour le cerveau puisque c’est un précurseur d’un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire.

Sous quelle forme le consommer ?

Vous pouvez le consommer en lait, tofu, tempech, farine ou yaourt.

Le lait est un filtrat et non véritablement un «lait ».

Préférer-le entier dont la teneur en phyto-oestrogènes est de 50% supérieure à l’allégé.

Enrichi en calcium, c’est aussi très bien.

Le tofu est obtenu en versant un gel coagulant sur le lait de soja.

Quant au tempech est un produit fermenté originaire d’Indonésie.

Le miso est une pâte fermentée à partir des haricots de soja, de sel de mer, et selon la fabrication d’orge ou de riz. Les asiatiques en mangent énormément notamment les Japonais et les Chinois. Il sert à préparer des soupes, des crèmes, des plats,…

Comment l’intégrer à la cuisine ?

  • Couper les préparations de soja en petits dés, en très fines lanières ou en rondelles minces.

Les mélanger avec des légumes variés ou les ajouter à des soupes.

En plus, les ajouter en fin de cuisson car elles ne doivent pas être cuites.

– Mélanger la farine de soja à d’autres farines.

Attention, elle est dépourvue de gluten et ne lève pas. Réaliser des crêpes, des galettes, des tartes,…

– Utiliser le lait enrichi en calcium dans vos préparations culinaires comme la purée, sauce, …

On peut le boire tel quel.

– les sauces au soja comme « tamari » et «shoyu » sont excellentes pour saler vos plats.

Il est intéressant de varier ces préparations à base de soja car elles ne contiennent pas toutes les mêmes isoflavones

Des protéines de soja texturisées contiennent des glucosides simples, acétyl-glucosides, et des malonyl-glucosides

Néanmoins, le jus de soja et le tofu ont des glucosides simples.

Quant aux produits fermentés, ils contiennent des isoflavones aglycones donc l’organisme les absorbe mieux.

Conseil pour consommer le soja

Les isoflavones sont combinées au glucose sous forme de glucosides.

Elles sont biologiquement inactives, elles le deviennent une fois en contact avec la paroi de l’intestin et la flore bactérienne du côlon.

Du coup, seulement la moitié des hommes et des femmes de 40 ans et 1/ 3 des femmes pré et postménopausées peuvent rendre actives les isoflavones.

Il est donc indispensable de prendre un pré et probiotique lors de l’ingestion de compléments alimentaires d’isoflavones.

Ces isoflavones de graine de soja (Glycine max) sont des flavonoïdes.

Elles permettent à la plante, dans son état naturel, d’interagir avec le microbiote du sol, de fixer l’azote atmosphérique et de se défendre face aux micro-organismes pathogènes.

Les plantes contenant ces principes actif suscitent un grand intérêt notamment pour résoudre les troubles de la ménopause.

Autres plantes contenant des isoflavones

D’autres plantes en contiennent comme le trèfle rouge (Trifolium pratense) et le Kudzu ( Pueraria lobata.

Le Kudzu thaï (Pueraria mirifica) est une plante que l’on utilise depuis près de 1000 ans pour soulager les symptômes de la ménopause dans plusieurs régions d’Asie dont la Thaïlande. Elle contient des isoflavones uniques (la kwakhurine et l’hydrate de kwakhurine).

Les phyto-oestrogènes naturels sont facilement métabolisés, ne sont pas stockés dans les tissus et sont facilement éliminés. D’où leur caractère bénin pour la santé.

Les études épidémiologiques réalisés avec les isoflavones de soja ont permis de mettre en évidence leur effet protecteur contre les cancers lorsque l’exposition était réalisée depuis le plus jeune âge.

Par contre, les études actuelles ne permettent pas d’affirmer si l’apport réalisé sous forme de compléments alimentaires est toujours favorable surtout face à des cancers hormono-dépendants déclarés.

Dose recommandée et à partir de quel âge ?

L’AFSSAPS recommande de ne pas dépasser la dose de 1mg/kg/jour d’isoflavones soit une posologie de 50 à 60 mg d’isoflavones par jour pour une utilisation sécurisée.

Prudence aussi avec les enfants de moins de 3 ans : il ne faut pas utiliser de préparations à base de protéines de soja si les quantités d’isoflavones, qu’elles présentent, ne sont pas réduites.

Cela pourrait entraîner des dégâts sur le développement et la maturité des organes sexuels.

Les contre- indications majeures de la prise de phyto-oestrogènes

Les cancers du sein, de l’endomètre, du col de l’utérus, et de l’ovaire.

Mais aussi le cancer du poumon et de l’intestin

Précaution à prendre chez les personnes ayant des maladies qui touchent la thyroïde et des problèmes de type accidents thrombo-emboliques sévères.

D’autres plantes peuvent être proposées dans ces cas-là : des plantes à action oestrogénique, des plantes lutéotropes (qui agissent sur le corps jaune), anti-inflammatoires, régulatrices hormonales, circulatoires, qui équilibrent le système nerveux et qui reminéralisent…

On recommande le soja à tout âge (à partir de 3 ans) et pour les hommes (protection face au cancer de la prostate) comme pour les femmes.

Il constitue une véritable alternative aux traitements hormonaux substitutifs (THS).

D’autres sources alimentaires peuvent amener des isoflavones comme les lentilles, les pois chiches, les haricots blancs et noirs et la bière.

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