Définition

L’hypothyroïdie est la conséquence d’une faible production d’hormones thyroïdiennes.

Dans les pays industrialisés, on distingue deux causes. Premièrement, la thyroïdite de Hashimoto,maladie auto-immune, caractérisée par une inflammation de la thyroïde, peut provoquer la destruction progressive des cellules de la thyroïde.

Deuxièmement, les traitements médicaux (traitement à l’iode radioactif, ablation de tout ou d’une partie de la glande) peuvent aussi induire une hypothyroïdie.

Une autre cause de l’hypothyroïdie

Le vieillissement de l’organise aboutit à une insuffisance d’hormones dont la DHEA, l’hormone de croissance, les hormones sexuelles et thyroïdiennes.
De plus, avec l’âge, il y a une diminution de la sensibilité des tissus à l’action biologique de ces hormones.Parallèlement, le stress chronique affecte le fonctionnement de la glande thyroïde (hypo et hyper).

Les symptômes de l’hypothyroïdie

Plusieurs symptômes caractérisent l’hypothyroïdie:

  • la sensation de fatigue
  • une frilosité anormale
  • un gain de poids ou une difficulté à maigrir malgré un faible appétit
  • avec parfois un rythme cardiaque ralenti
  • des sautes d’humeur et une irritabilité
  • une perte de cheveux et surtout des sourcils externes, perte de poils axillaires et pubiens aussi
  • tendance à la constipation
  • des cycles menstruels irréguliers
  • une sécheresse de la peau
  • l’hyper cholestérolémie
  • des difficultés de concentration et des pertes de mémoire

Bien sûr, à l’apparition des symptômes, il faut aller consulter votre médecin. Lui, seul est habilité à poser un diagnostic médical. Et c’est notamment grâce au bilan sanguin que le diagnostic d’hypothyroïdie peut être affirmé.

Quelques remarques concernant cette maladie

L’ hypothyroïdie, malgré un bilan sanguin normal, est confondue avec la dépression. Une résistance à l’insuline peut aussi donner les mêmes symptômes que l’hypothyroïdie.


De plus, la prise d’hormones TSH ou de contraceptifs oraux ainsi que la perturbation hormonale liée à la ménopause peuvent exacerber les problèmes d’hypothyroïdie et favoriser un état pré-diabétique avec une prise de poids.


L’hyper-oestrogénie ou la dominance en œstrogènes fréquente en phase de péri-ménopause rend les récepteurs moins réceptifs aux hormones T3 périphériques alors qu’au contraire, la progestérone naturelle aide à améliorer la réponse cellulaire.


Le stress chronique entraîne une surproduction de cortisol avec un épuisement surrénalien. Ce qui aboutit à une hypothyroïdie fonctionnelle.
En effet, le cortisol entrave la conversion de la T4 en T3 et rend les cellules moins aptes à recevoir le message de ces hormones.

Les solutions naturelles de l’hypothyroïdie

Dans un premier temps, l’association de la phytothérapie et d’une alimentation préventive, riche en nutriments essentiels, doit être mise en place.

Les plantes médicinales et l’hypothyroïdie

Quel est le but des plantes?

Tout d’abord, elles doivent assurer un apport optimal en iode, en sélénium,en zinc ainsi qu’en certaines vitamines (A, E,C ,D).

De plus, utiliser des plantes permet de soutenir l’activité de la thyroïde.

Sans oublier, que les plantes médicinales permettent de limiter les effets du stress et de fortifier les glandes surrénales.

Quelles plantes médicinales employer?

En premier lieu, on peut se tourner vers 3 plantes.

  • L’Avoine soutient la thyroïde et le système nerveux.
  • La plante adaptogène, l’Eleuthérocoque, va renforcer l’organisme et particulièrement et les glandes surrénales.
  • Le Cassis module l’inflammation et a action de renfort sur l’axe hypophyse-surrénales et thyroïde.

Au bout de 3 semaines d’emploi de ces trois premières plantes, on peut se tourner vers d’autres plantes.

On peut aussi utiliser une autre plante adaptogène, l’Ashwagandha, à raison de 2 comprimés par jour pris en début de journée. Elle stimule et régularise l’activité thyroïdienne, réduit les hormones du stress (cortisol) et s’oppose aux états de fatigue et d’épuisement.

Le Fucus vesiculosus (Varech) a une teneur en iode variable et parfois trop élevé. Il est donc essentiel en cas de supplémentation, d’emploi de cette plante, d’être suivi par le médecin traitant. Sinon, on peut lui préférer des compléments alimentaires. Les ampoules d’eau de mer (Plasma de Quinton) dont la composition harmonieusement équilibrée en minéraux et oligo-éléments favorisent l’assimilation de l’iode alimentaire et relance le tonus général en optimisant les échanges cellulaires.

Quelles sont les plantes complémentaires en cas d’hypothyroïdie?

Voici une formule d’un mélange d’huiles essentielles.

Employer l’Huile Essentielle de Myrte commune (Myrtus communis) à cinéole qui possède une action stimulante sur la thyroïde en cas d’hypothyroïdie
En association avec l’Huile Essentielle de Girofle (Eugena caryophyllus) en onctions à la base du cou.
Exemple : HE Myrte 4 ml + HE Girofle 1 ml avec huile végétale de noisette ou de noyau d’abricot 25ml pour 1 flacon de 30 ml.
Appliquer alors 5 gouttes du mélange en regard de la thyroïde 2 fois par jour.

La gémmothérapie est aussi intéressante

Un bourgeon est recommandé en cas d’hypothyroïdie.

  • Bourgeon d’amandier (Prunus dulcis) est un stimulant thyroïdien. Posologie : 5 à 15 gouttes par jour progressivement en macérât-mère ou 30 à 50 gouttes par jour en macérât glycériné 1D.

Quelle alimentation doit-on adopter quand on souffre d’hypothyroïdie?

Il faut manger des produits iodés comme les poissons de mer et les crustacés. Par contre, d’autres nutriments sont essentiels.

Le Sélénium permet de lutter contre le vieillissement cellulaire. En synergie avec la vitamine E, anti-oxydant,il a un pouvoir immuno-stimulant.
Les aliments à consommer sont les céréales, les graines germées, l’ail, l’oignon, le foie et les œufs.

Le Zinc ainsi que les vitamines A ou caroténoïdes stimulent l’immunité.

Biensûr, on privilégie aussi une alimentation anti-inflammatoire et anti-oxydante qui repose sur une alimentation vivante, riche en fruits et légumes.
Mais attention certains aliments sont à éviter car ils ont un effet goitrogène quand ils sont consommés en grande quantité.

Par exemple, le chou de Bruxelles, chou fleur, brocoli, chou frisé, radis, manioc, raifort, arachides, patates douces, graines de soja, millet.
En revanche, la cuisson inactive leurs composants goitrogènes.

De plus, le tabac aggrave l’effet anti-thyroïdien.

En conclusion

Les plantes médicinales et l’alimentation ont un rôle de prévention de l’hypothyroïdie. Elles peuvent aussi accompagner un traitement médical sous la surveillance et en collaboration avec le médecin traitant.

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