1 femme sur 7 souffre d’endométriose

Il s’agit d’une maladie assez répandue mais méconnue.

Elle touche les femmes en âge de procréer c’est-à-dire de 16 à 50 ans.

Cette maladie est douloureuse et handicape donc les femmes dans leur vie intime et féminine. Sans oublier les répercussions sur la fertilité.

L’endométriose

L’endométriose est la présence de l’endomètre en dehors de l’utérus; il se répand le plus souvent sur les ovaires, les trompes, la surface extérieure de l’utérus, plus rarement sur les intestins et la vessie.

L’endomètre est une muqueuse qui recouvre l’intérieur de l’utérus et qui se renouvelle aussi continuellement, en réagissant aux hormones au cours du cycle menstruel.

En première partie du cycle, les œstrogènes font donc croître l’endomètre; mais après l’ovulation, c’est le contraire. La progestérone limite alors la croissance de cette muqueuse, avant que la chute brutale de ces deux hormones n’entraîne l’apparition des règles.

Comment se manifeste cette maladie?

Elle se caractérise par une grande souffrance.

En effet, les douleurs du bas-ventre irradient parfois vers le bas du dos et de l’abdomen.

On constate donc une fatigue, une irritabilité, voire même un état dépressif liés à cette souffrance.

Il est aussi indispensable de consulter.

D’autant plus, qu’elle peut être source de stérilité.

Quelles sont les causes de l’nedométriose

Certaines contantes ont été observées, mais personne n’est capable actuellement d’expliquer pourquoi certaines femmes sont atteintes par cette maladie.

Parmi les causes possibles:

  • un mauvais système immunitaire
  • ou certains facteurs génétiques
  • un reflux  rétrograde du sang menstruel par les trompes dans la cavité abdominale lors des menstruations peut aussi être mis en cause
  • cependant l’exposition aux produits chimiques est possible aussi (phtalates, composés perfluorés, insecticides, bisphénols A, dioxines, pesticides organo-chlorés,…) d’après « The Endo Study ».

La grossesse et la ménopause réduisent les symptômes de l’endométriose ainsi que l’activité physique qui semblerait amoindrir le mal.

Quelles précautions prendre 

Les fruits et les légumes

L’alimentation doit être basée sur un maximum de fruits et de légumes et bien entendu, d’oméga 3 avec une quantité raisonnable de viande rouge.

D’après une étude japonaise, les gênes de cette maladie sont les mêmes que ceux qui contrôlent les mouvements du fer dans l’organisme et qui le stockent.

Il faut donc éviter le surplus de fer et donc la viande rouge.

Oméga 3

Ils sont transformés en prostaglandines anti-inflammatoires (substances d’une grande puissance à très faible dose).

Les oméga 3 se retrouvent dans les huiles végétales, les poissons gras, et ceux de petite taille.

Oméga 6

Les oméga 6 sont présents dans certaines huiles végétales notamment celle de tournesol, d’arachide,  de colza, et d’olive.

Anti-oxydants

Un apport suffisant en anti-oxydants est indispensable.

En effet, ils inhibent les enzyles qui mènent aux prostaglandines pro-inflammatoires. Ce sont des nutriments à forte dose anti-inflammatoire.

Pour en citer quelques un : vitamine C, E, …

On les retrouve alors dans les fruits et les légumes. D’où l’intérêt de consommer au moins une crudité à chaque repas et de manger au moins 3 fruits par jour.

Attention la vitamine C se dégrade à la cuisson, dès 60°C et surtout au-delà de 100°C.

La vitamine C est présente dans de nombreux fruits comme la goyave, le cassis, le citron, l’orange, la fraise , la mangue…

Mais aussi dans de nombreux légumes poivron, raifort, cresson, chou de Bruxelles, chou-fleur, fenouil, chou rouge,…

Certains aromates en sont riches : persil, estragon, oseille, cerfeuil.

La vitamine E est présente dans les noix, noisettes, et aussi dans les huiles végétales, le soja en grains, les châtaignes, le persil, les haricots blancs, les petits pois, la farine complète, le cacao, l’avoine en grains, la noix de coco, le céleri, les choux de Bruxelles, les haricots verts, le beurre, le blé en grains, la mangue, le pain complet,…

Le thé vert contient de l’ECGC qui est un flavonoïde et a donc de fortes propriétés anti-oxydantes. Le thé vert est donc capable de jouer sur le capteur en estrogènes et de moduler son action.

La dose recommandée est de 500mg/jour et en dehors des repas, le matin à jeun, 30 minutes avant de manger. Ce qui représente 25 à 30 tasses d’où l’intérêt de prendre des compléments alimentaires (thé vert sous forme de gélule).

Vitamine B

Surveiller son apport en vitamine B car elle sert à la transmission de l’influx nerveux du système nerveux central et périphérique, et à produire de l’énergie.

La vitamine B se retrouve dans le germe de blé, le porc cuit, la farine de soja, le poulet, le foie, le pain complet ou semi-complet, les lentilles, les céréales complètes (ou semi) et les pommes de terre.

La vitamine B6:

  • elle sert à fabriquer de nombreux neurotransmetteurs
  • puis à moduler l’action des œstrogènes
  • mais aussi à produire des anticorps
  • et à créer la trame osseuse
  • ainsi qu’à épurer l’homocystéine

La vitamine B6 est présente dans le foie de veau, de mouton, dans le jambon, le poulet, la farine de blé entière, le maïs, les viandes, les poissons, et les œufs.

Magnésium

Il calme l’hyperactivité des globules blancs et réduit les sécrétions corrosives, il faudra donc ne pas en manquer.

Comment remonter son magnésium?

  • boire des eaux minérales contenant 80 à 200 mg de magnésium par litre à raison de 1 à 1,5 l par jour
  • consommer des céréales complètes, des légumes secs, du soja, des légumes verts, des poissons gras et des crustacés, les oléagineux.

Calcium

Cet oligo-élément déclenche des actions dans les cellules comme dans les muscles et les nerfs par échange d’ions à travers les membranes cellulaires.

Il permet la libération de médiateurs de l’inflammation.

Les aliments riches en calcium : basilic, parmesan, emmental, sardine entière, oléagineux, cresson, yaourt, tofu, figue sèche, lait de riz, olives, brocoli, fromages à pâtes cuites, chou, choucroute.

Zinc

Oligo-élément qui participe à la quasi-totalité des processus cellulaires.

Il sert donc à toutes les multiplications cellulaires relatives à la fertilité, à la croissance, à la cicatrisation, à l’immunité; à la synthèse et à la sécrétion de nombreuses hormones; à la prévention des cancers, à l’action anti-oxydante; à la protection contre les toxiques.

Les aliments riches en zinc :huître, foie, coquillages, viande rouges, œuf.

Hygiène de vie

Hygiène de vie : pratiquer des sports de détente comme la marche, le cyclisme, la natation…

L’activité physique est indispensable.

Détox de l’environnement

Désintoxiquer son environnement :

  • jeter les poêles anti-adhésives dès qu’elles sont abîmées
  • éviter aussi les emballages industriels des pizzas, fast-food,etc…
  • ne pas utiliser les insecticides et herbicides
  • acheter des fruits et des légumes issus de l’agriculture biologique
  • réduire sa consommation de produits laitiers car des phtalates ont été retrouvés
  • et ne pas employer de contenants alimentaires en plastique sauf les bouteilles d’eau en PET

Se soigner naturellement

Renforcer les défenses immunitaires

Prendre les plantes en dehors des repas sur un estomac vide soit 20 minutes avant les repas et le matin à jeun.

  • Lapacho (Tabebuia impetiginosa) détoxifie l’organisme et soutient le système immunitaire.
  • Echinacée (Echinacea purpurea), plante médicinale qui module l’immunité et la renforce.
  • Eleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) est une plante adaptogène qui renforce donc l’organisme aussi bien physiquement et que intellectuellement.

Alterner 1 mois sur 2 pendant 6 mois (soit 3 semaines avec une semaine de pause).

  • Curcuma (Curcuma longa), épice qui favorise aussi une immunité solide
  • Maitaké (Grifola frondosa), champignon qui tonifie le physique et le psychique et renforce les défenses immunitaires.
  • Shiitaké (Lentinus edodes) autre champignon, indispensable pour renforcer l’organisme.

En association

Des probiotiques pour soutenir la flore intestinale à raison de 1 mois puis de 10 jours par mois.

Anti-oxydant

  • Thé vert en gélules à raison de 2 par jour soit 270 mg, 1 le matin à jeun et 1 le soir pendant 3 semaines
  • Chlorelle, algue, sous forme d’extrait fluide à raison de 1 cuillère à café le matin pendant 10 jours chaque mois. Elle est essentiellement reminéralisante et permet donc de lutter contre la fatigue. Elle permet aussi de rétablir la flore intestinale.
  • Orge commun, 1 cuillère à café par jour le matin 10 jours par mois. Très reminéralisant aussi, avec une action directe sur la fatigue et le stress.

Stress

Plantes calmantes peuvent aussi être une précieuse aide avec une action anxiolytique, sédative, et hypnotique.

Par exemple l’aspérule odorante, l’aubépine, l’escholtzia, le lotier corniculé, le mélilot.

D’autres thérapeutiques sont aussi aidantes pour soulager les douleurs et accompagner la femme dans les moments difficiles de la maladie.

Par exemple l’ostéopathie, l’acupuncture, le yoga, le qi gong, la relaxation…

Toutes les méthodes qui peuvent réduire les douleurs, relaxer le corps, amener une détente physique et mentale, faire circuler les énergies,…

Source :

– Les plantes du bien-être, les remèdes de A à Z de Michel Pierre

– Julien Venesson, Endométriose : un avenir pour les solutions naturelles ?

– Le guide familial des aliments soigneurs de Dr Jean-Paul Curtay et Dr Rose Razafimbelo

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