Le romarin, ou Rosmarinus officinalis, est une plante médicinale de la famille des lamiacées.

On l’appelle aussi l’encensier, herbe aux couronnes, rosée de la mer…

Son nom est d’origine latine car « rhus » en latin désigne le sumac et « marinus » marin. Il est donc un sumac marin.

A quoi ressemble le romarin?

C’est un sous-arbrisseau originaire du Sud de l’Europe et du Caucase.

Il peut faire jusqu’à 2 mètres de haut.

Sa tige est ligneuse et ramifiée.

Concernant ses feuilles, elles sont opposées, sessiles, étroites, lancéolées de 4 cm et coriaces. De plus, elles sont vertes sur la face supérieure et blanche tomenteuse sur la face du dessous.

Le romarin a de jolies fleurs bleu pâle, lilas ou blanches avec des petites tâches violettes. Elles sont également gamopétales avec une corolle tubuleuse et formes des petites grappes à l’aisselle des feuilles.

Cette plante fleurit de janvier à septembre selon la région et sa récolte se situe en été.

Quelle est l’histoire du romarin?

Le romarin est déjà utilisé dans l’Egypte ancienne.

C’est au IXe siècle qu’il arrive en Europe. Il fait aussi parti du « Capitulare de villis » de Charlemagne.

Le romarin a été mis en avant grâce à l’Eau de Hongrie, très renommée et qui était à base de lamiacées dont le romarin. Cette Eau a permis, au XVe siècle, à la reine Isabelle de Hongrie de retrouver sa jeunesse. De plus, elle soigna Louis XIV de ses rhumatismes et apaisa les tristesses de la Marquise de Sévigné.

Cependant, le romarin était déjà célèbre au temps des Romains car il était sacré et portait bonheur. De plus, il assurait un séjour tranquille dans l’au-delà.

Notons aussi que le romarin fait partie de la formule du vinaigre des quatre voleurs.

Quelles parties du romarin utilise-t-on en herboristerie?

Les herboristes emploie les sommités fleuries dont les feuilles à odeur très aromatique, camphrée.

Son parfum rappelle celui de l’encens.

Son goût est plutôt amer, âpre et un peu piquant.

Quels sont ses constituants connus?

Le romarin contient des acides phénols (acide rosmarinique) qui sont les tanins des lamiacées.

De plus, il présente des flavonoïdes, des diterpènes tricycliques dont le carnosol et des acides triterpéniques ainsi que de l’huile essentielle.

Quelles sont les propriétés médicinales du romarin?

En interne

Il en possède une multitude.

Tout d’abord, il calme les spasmes, autrement dit, on dit qu’il est anti-spasmodique.

Le romarin a aussi une action sur le foie en le protégeant (hépatoprotecteur) et il stimule la fabrication de bile (cholérétique).

En effet, il est un tonique amer (amer aromatique) qui facilite la digestion grâce à son effet apéritif et stomachique. Il ouvre l’appétit et a une action bénéfique sur l’estomac. Au niveau digestif, il calme aussi les ballonnements (carminatif) et est anti-inflammatoire.

Le romarin inhibe également les agents toxiques et cancérigènes. Il est donc anti-infectieux et anti-viral.

De plus, il tonifie le cœur et stimule la fonction cérébrale.

Sans oublier, son action anti-oxydante due à la présence de carnosol, d’acide carnosique, et rosmarinique.

Au niveau externe

Le romarin aide à calmer les inflammations, à cicatriser et à resserrer les tissus.

Dans quels cas, utiliser le romarin?

Par voie interne

Bien entendu, il aide à guérir de nombreux maux digestifs.

  • insuffisance hépato-biliaire ou faiblesse digestive
  • ballonnements
  • spasmes biliaires
  • troubles de la digestion

De plus, il permet de soulager les migraines et les vertiges. Il réduit la faiblesse nerveuse, les troubles mnésiques et la convalescence.

Le romarin agit aussi sur les infections des voies respiratoires.

Il réduit également l’hypotension -orthostatique.

Par voie externe

Il va calmer les rhumatismes, donc les douleurs articulaires voire même les entorses.

On peut aussi appliquer des décoctions ou de l’huile essentielle pour stimuler la circulation locale.

Pour réduire la fatigue ou la convalescence, il est également possible d’appliquer des baumes ou de prendre des bains de romarin.

Comment employer cette herbe aromatique?

Plusieurs possibilités s’offrent à nous

  • En tisane.Pour réaliser une infusion, mettre une cuillère à café de plante séchée et coupée pour une tasse d’eau froide. Porter à ébullition et dès les premières bulles, couper le feu. Laisser alors infuser 10 minutes. Filtrer puis boire 3 à 4 tasses par jour, entre les repas.
  • Sous forme de teinture mère, alcoolature, extrait fluide pour la voie interne mais aussi externe en réalisant des frictions.
  • Des gélules d’extrait standardisé sont également disponibles
  • Pour utiliser le romarin par voie externe, on peut soit réaliser une décoction (infusion plus concentrée), ou bien utiliser un alcoolat, ou encore son huile essentielle ou tout simplement le mettre dans le bain.
  • En cosmétique, il est aussi intéressant d’utiliser l’hydrolat de romarin, notamment pour les peaux grasses.

Quelles sont les conditions d’emploi du romarin en herboristerie?

Aucune contre-indication n’est connue à l’heure actuelle.

Par contre, par prudence, on évitera de l’utiliser pendant la grossesse.

De plus, attention à l’huile essentielle qui est neurotoxique à fortes doses.

Des recettes autour du romarin

  • Pour réaliser un bain : faire bouillir 50 g de feuilles dans un litre d’eau, couvrir et laisser reposer 15 à 30 minutes. Filtrer et ajouter ensuite à l’eau du bain.
  • Confectionner un vin médicinal pour les troubles menstruels et la nervosité. Dans ce cas, ajouter 20 g de feuilles à 1 litre de vin. Laisser reposer 5 jours en mélangeant de temps en temps.
  • Faire une lotion capillaire. Il faut donc faire macérer pendant 10 jours dans 1 litre d’alcool à 45°, 1 cuillère à soupe de capucine, une de racine d’ortie, et une de feuilles de romarin. Filtrer et masser ensuite quotidiennement le cuir chevelu.

En conclusion

C’est une célèbre plante médicinale qui ne manquera pas non plus d’agrémenter nos plats au même titre que les autres plantes aromatiques.

C’est une plante de choix, facile d’accès, aux diverses fonctions donc pourquoi s’en priver…

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