Je ne sais pas vous mais je me passionne pour les balades en nature et pour la reconnaissance botanique.
Ce que je préfère au printemps, c’est de voir toutes ces fleurs prendre vie et j’aime bien pouvoir mettre un nom sur les plantes qui m’entourent.
La reconnaissance botanique permet ensuite de cueillir la bonne plante pour la bonne indication.

Avant de faire l’école d’herboristerie, toutes les fleurs se ressemblaient. C’est un véritable univers qui s’est ouvert à moi mais aussi un véritable casse-tête.
En effet pour pouvoir distinguer toutes les plantes les unes des autres, il faut avoir quelques connaissances mais aussi de bons outils.
Au fur et à mesure de mes expériences botaniques, j’ai su ce qu’il fallait pour une bonne identification de plantes.

Voici quelques astuces qui pourront vous aider à démarrer la reconnaissance botanique

  • Déjà c’est bien si vous avez une loupe pour pratiquer la botanique. En effet, parfois la distinction entre deux fleurs se fait par la position de leur étamine ou le nombre de pétales ou par tout autre détail précis et invisible à l’œil nu. En tout cas, elle est utile.

 

  • Ensuite c’est bien d’avoir une flore de votre région ou de la région que vous allez explorer. Une flore est un recueil qui reprend toutes les espèces de plantes avec leurs spécificités botaniques et parfois avec leur dessin. C’est très pratique!

 

  • Si malgré tout ça, vous vous sentez perdu, il existe une super application Plantnet. Vous prenez la photo de la plante et l’application l’identifie pour vous. Facile la reconnaissance botanique avec cet outil. Mais attention, il est préférable de vérifier avec internet ou un livre ou un autre support car parfois des erreurs peuvent se glisser. Soyez très prudent surtout si vous faites de la cueillette. Mieux vaut ne pas ramasser une plante si vous n’êtes pas sûr. Il existe une autre application PictureThis.

 

  • Faites de la reconnaissance botanique quand la fleur est présente car il est difficile de le faire juste avec les feuilles au début. En effet, certains botanistes sont très expérimentés et savent distinguer les différents types de feuilles mais il faut déjà avoir une bonne expérience d’identification végétale.

 

  • Une autre astuce pour la reconnaissance botanique, c’est de se promener d’une année sur l’autre aux mêmes endroits. En fait, cela vous permet d’identifier bien plus facilement les espèces et d’anticiper celles qui vont apparaître. Dès le début du printemps jusqu’à l’automne,c’est un défilement échelonné des plantes. Au bout de quelque temps, on remarque même leur chronologie. Et à ce moment là, la reconnaissance par les feuilles peut se faire.

 

  • Faire également des balades avec des guides nature qui peuvent vraiment beaucoup vous apporter en très peu de temps. J’avais fait il y a quelques années une sortie avec un guide de ma région. C’était une excellente source de connaissances. De plus, on échange entre les différentes personnes du groupe, on se balade et on étudie la nature. Le top! J’en garde un excellent souvenir et certaines plantes ont pris un tout autre sens, et une autre forme grâce à cet expert. On avait cueilli les plantes, puis on les avait cuisiner, déguster et pour finir,on avait préparer un remède.

 

  • Il y a également des groupes Facebook. Je suis inscrite à celui qui se nomme « Plantes sauvages comestibles, médicinales et toxiques de France ». Il doit en exister d’autres.Chacun poste la photo des plantes qu’il ne peut pas reconnaître et le groupe répond. Il y a de nombreux experts dans les groupes. Bien sûr, il ne faut poster que des photos de plantes sauvages. C’est également un bon entraînement pour développer ses connaissances en reconnaissance botanique. Par contre, le reproche que je ferai, c’est que cela manque de précision parfois. En effet, il faut photographier la plante dans son ensemble, mais également son capitule florale, ses feuilles, tiges,..tous les éléments qui permettent de bien identifier la plante. Attention, parfois certaines se ressemblent vraiment.

 

  • Au départ je me suis limitée aux plantes médicinales que j’avais apprise et petit à petit, j’ai essayé d’étendre mon savoir aux plantes que je rencontrai de manière courante. Vous savez les petites plantes qui nous entourent mais dont peu de gens parlent comme la knautie des champs, la matricaire odorante, la silène renflée, …

 

  • Une autre astuce est d’acheter des livres avec de belles images de plantes et qui expliquent également leurs vertus. L’idée est de les étudier l’hiver et dès le printemps d’être opérationnel pour s’en aller reconnaître les plantes médicinales ou pas.

 

  • Ensuite si le domaine vous passionne, il est nécessaire de se former. L’école Lyonnaise des Plantes (ELPM) m’a beaucoup appris lors de la semaine de stage botanique et de phytothérapie. On avait même eu un examen sur les plantes fraîches et sèches. C’est génial pour être un minimum autonome en cueillette et en herboristerie. Bon, la formation est longue mais il en existe d’autres sur le marché moins onéreuses et plus courtes mais également moins complètes. Tout dépend de ce que l’on souhaite.

Bon j’espère qu’avec toutes ces astuces pour la reconnaissance botanique, vous ferez le grand plongeon dans ce magnifique univers floral et végétal.
Amusez-vous bien!

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