La ménopause est la période où les ovaires arrêtent de produire ces deux hormones : l’œstrogène et de la progestérone. Elle est confirmée par l’arrêt des règles pendant une année.

On l’appelle climatère.

C’est une nouvelle étape de la vie d’une femme pendant laquelle l’organisme doit ajuster son fonctionnement hormonal de manière non cyclique.

3 phases de la ménopause

  • Préménopause

Autour de la 40ème année.

Cycle régulier mais les premiers symptômes apparaissent comme excès de sueur ou troubles du sommeil.

  • Périménopause

Entre 40 et 50 ans.

Des cycles irréguliers associés à des symptômes généraux s’accentuent.

La production des hormones sexuelles par les ovaires s’effondre et la sensibilité de l’axe hypothalamo-hypophysaire du rétrocontrôle diminue.

Cette résistance ovarienne aux gonadotrophines entraîne des cycles anovulatoires ou une ovulation retardée et donc une insuffisance de progestérone.

Symptômes voisins du Syndrome Pré-Menstruel (hausse d’œstrogène relative).

Quels signes généraux et locaux à cette période ?

– bouffées de chaleur

– tension mammaire

– maux de tête

– troubles de l’humeur

– prise de poids

– rétention hydrosodée

– troubles circulatoires

– fibromes

– kystes

– tendance spasmophilie,…

  • Ménopause

La femme ménopausée après un an de cession totale des règles.

Les troubles climatériques diminuent petit à petit.

Le déficit en œstrogènes se traduit par une atrophie utérine et vulvo-génitale (sécheresse vaginale et de la peau, incontinence urinaire par perte tonicité de la vessie, troubles circulatoires).

Le traitement naturel, pendant 2 ans. Les vitamines, minéraux, plantes facilitent la continuité de l’activité de fond du système hormonal et permet de faire face à tous les troubles que la ménopause occasionne.

L’organisme met en place un nouvel équilibre en réponse à l’arrêt des sécrétions ovariennes d’œstrogènes.

Physiologiquement

L’hypothalamus et l’hypophyse continuent à fonctionner comme si les ovaires disposaient toujours de follicules capables de parvenir à maturité. Mais les sécrétions hypophysaires de FSH et de LH sont inopérantes.

« L’emballement » hypophysaire se traduit par les symptômes principaux (bouffées de chaleur et sueurs nocturnes).

Les autres signes liés à la carence en œstrogènes (sécheresse et atrophie vaginale, vieillissement de la peau).

Les autres signes cliniques

– L’augmentation du risque cardiovasculaire par suite de détérioration du bilan lipidique : hausse LDL, baisse HDL, baisse élasticité des parois vasculaires.

– La réduction de la masse osseuse avec risque d’ostéoporose. Il y a une destruction de l’os sous l’effet du déficit œstrogénique et de la moindre activité des ostéoblastes, en l’absence de progestérone.

Facteurs qui favorisent l’arrivée précoce de la ménopause

– tabac

– stress chronique

– polluants environnementaux / perturbateurs endocriniens

– carences nutritionnelles

Il y a toujours une production d’œstrogène au niveau des tissus périphériques (tissu adipeux) mais plus au niveau ovarien.

Hyperandrogénie relative au maintien de la sécrétion de la testostérone et de l’androstène-dione par les ovaires ménopausés = insulino-résistance + mise en réserve excessive des graisses.

D’où des mesures hygiéno-diététiques qui sont nécessaires.

Importance maintien d’un statut et du rôle social de la femme « ménopausée » 

Elle a 40 ans de vie devant elle.

Les peurs de la femme ménopausée : peur de ne plus être désirable et désirée, peur de vieillir,…

C’est le point de départ d’une nouvelle vie.

Il faut faire une «  pause », faire le bilan de sa vie passée et clarifier les zones de tension émotionnelle.

Il est temps de s’épanouir dans la créativité et le développement personnel.

Hygiène alimentaire 

Ce qu’il faut manger pour vivre au mieux la ménopause

Manger préférentiellement des abricots, algues, bananes, carottes, cerise, châtaignes, chou, datte, épinard, figue, noisette, orange, pamplemousse, seigle, topinambour, soja+++ et de préférence fermenté.

Privilègier les légumes racines, les fruits, les germes,…

Oméga 3

Un apport suffisant en acides gras polyinsatrés en oméga 3 est indispensable.

Privilégier le poisson, petits poissons (sardines, maquereaux,…), huiles végétales (de colza, de lin, cameline,…) qui sont de très bonnes sources.

Oméga 6

Les oméga 6 présents dans  huile de tournesol, arachide, colza, olive.

Quels antioxydants ?

Ils inhibent les enzymes qui mènent aux prostaglandines pro-inflammatoires. Ce sont des nutriments anti-inflammatoires mais à forte dose.

Les anti-oxydants : les vitamines dont la vitamine E essentielle pour la ménopause.

On les retrouve dans les fruits et les légumes. Consommer au moins une crudité et une salade par jour ainsi que 3 fruits. Attention la vitamine C se dégrade à la cuisson à partir de 60°C et surtout au-delà de 100°C.

Vitamine E

Elle est présente dans les noix, noisette, amande, huile d’olive, soja en grains, châtaigne, persil, haricot blanc, petit pois, farine complète, cacao, avoine en grains, noix de coco, céleri, chou de Bruxelles, haricot vert, beurre, blé en grains, mangue, pain complet,…

Vitamine B

Un apport suffisant en vitamine B aide le système nerveux.

Elle sert donc à la transmission de l’influx nerveux du système nerveux central et périphérique et à produire de l’énergie.

Cette vitamine se retrouve dans le germe de blé, le porc cuit, farine de soja, poulet, foie,pain complet ou semi-complet, lentilles, céréales complètes ou semi-complètes, pomme de terre.

Vitamine B6

Cette vitamine sert à fabriquer de nombreux neurotransmetteurs, à moduler l’action des oestrogènes, à produire des anticorps, à créer de la trame osseuse et à épurer l’homocystéine.

Elle est présente dans le foie de veau et de mouton, dans le jambon, le poulet, la farine de blé entière, maïs, viandes, poissons, œufs.

Magnésium

Il calme l’hyperactivité des globules blancs et réduit leurs sécrétions corrosives.

Comment augmenter son taux de magnésium ?

Consommer des eaux minérales contenant 80 à 200mg de magnésium par litre (1 à 1,5l par jour), céréales complètes, les légumes secs, soja, légumes verts, poissons gras et crustacés, les oléagineux (amandes, noisettes, noix,…), boire du thé, et éviter les excès d’alcool.

Quels aliments consommés ?

Plus particulièrement du cacao (poudre pure), escargot, pilpil de blé, du soja, bigorneau cuit, noix de cajou, amande, sarrasin, haricot blanc, pistache, noix, noisette, flocons d’avoine, maîs, riz complet, tofu, pain complet, lentille, poisson, crevette, épinard cru, figue fraîche, chocolat, datte sèche,…

Zinc

L’ apport en zinc : c’est un oligo-élément qui participe à la quasi-totalité des processus cellulaires. Il sert à toutes les multiplications cellulaires relatives à la fertilité, à la croissance, à la cicatrisation, à l’immunité ; à la synthèse et à la sécrétion de nombreuses hormones ; à la prévention des cancers, à l’action anti-oxydante ; à la protection contre les toxiques.

Aliments riches en zinc : huître, foie, coquillages, viande rouge, œuf

Sinon une supplémentation en zinc est possible.

Quels aliments évités ?

Eviter les excitants : café, thé, tabac, alcool.

Vous pouvez consommer un verre de vin rouge de façon modérée.

Eviter les laitages qui entretiennent le terrain acide et inflammatoire.

Les phytoestrogènes 

Ce sont des plantes et des aliments qui contiennent des substances qui sont analogues aux oestrogènes .

On les retrouve dans le soja.

Elles agissent comme les hormones de notre métabolisme, ce qui expliquent qu’elles puissent contrôler dans la plupart des cas les bouffées de chaleur, relancer la lubrification vaginale et à long terme avoir un effet reminéralisant sur les vertèbres.

Elles rentrent en compétition avec les autres hormones ce qui expliquent qu’elles diminuent les risques de cancer du sein. Pour cela, il faut les consommer dès la puberté (période d’imprégnation hormonale). Les femmes asiatiques doivent ce taux bas des cancers du sein à leur consommation élevée d’aliments riches en phytoestrogènes.

Ces phytoestrogènes sont cardioprotecteurs et puissamment anti-oxydants.

Elles ont un effet anti-âge.

Quoi faire pour vivre bien cette période ?

Au niveau alimentaire

– enrichir son alimentation de lait, yaourt, steak de soja, de tofu, tempeh…au moins une fois par jour. Privilégier le soja fermenté (miso,tempeh,…).

– consommer des légumes secs et des céréales complètes.

– préférer le thé au café .

– consommer des aliments riches en anti-oxydants comme les fruits, les légumes, le thé, le vin rouge à dose modérée.

– pour compléter l’effet anti-âge, éviter de manger trop de viande rouge et de foie (si les règles ont disparues).

Faire de l’exercice physique 

– pratiquer un sport : marche, natation, cyclisme, ou autre.

Une activité plaisante.

30 minutes par jour.

Evite l’inconfort circulatoire et limite la prise de poids.

Lutter contre le stress et l’anxiété 

– respirer : respirer en inspirant en comptant jusqu’à 3 et expirer en doublant en comptant jusqu’à 6.

Vous pouvez le faire sur un autre rythme.

Relaxation, sophrologie, méditation, biofeed-back, yoga, qi gong,…

– les massages

– les sorties dans la nature

– les sorties au cinéma, concert, ….

– se faire plaisir : s’accorder chaque jour un moment pour réaliser quelque chose qui nous tient à coeur. Se faire du bien. Cela peut-être de lire, de ne rien faire, d’être avec les gens qu’on aime, de prendre un bain, …

– l’expression artistique ( danse, musique, peinture, écriture, …).

– la lecture d’ouvrages sur le bonheur et le développement personnel

– livres, stages, consultations avec des thérapeuthes voire des psychothérapeuthes.

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