Rappel anatomique sur la digestion

La digestion est le processus par lequel nous ingérons des aliments, puis une sélection sera opérée afin de garder les nutriments essentiels à la vie de notre organisme. D’un autre côté, on rejettera les déchets qui eux ne sont pas nécessaires.

Dans un premier temps, la bouche commence le travail de digestion en mélangeant les aliments avec la salive.

L’estomac produit ensuite de l’acide chlorhydrique qui tue les bactéries ingérées. L’acidité provoque alors l’activation d’enzymes de la digestion et le bol alimentaire mettra 3/4 heures à rejoindre le duodénum.

Dans le duodénum, les graisses seront émulsionnées grâce à la bile. Le suc pancréatique continue aussi la digestion.

Une fois dans l’intestin grêle, le bol alimentaire continue d’être digéré grâce au suc intestinal.

Les nutriments vont alors dans le sang et les graisses dans la lymphe. Le côlon ou le gros intestin s’occupe des déchets en les condensant par absorption de l’eau et grâce à la flore intestinale.

Ensuite, ils atteindront le rectum et deviendront des matières fécales une fois arrivées à l’anus.

Définition de la constipation

C’est la maladie du siècle et elle représente un motif très fréquent de consultation médicale.

Il est important de bien la traiter et donc de bien la reconnaître.

Elle se caractérise par l’émission de selles ayant fait un séjour trop long dans l’intestin donc sur-digérées.

L’émission anormalement rare et difficile est parfois même douloureuse.

Les symptômes de la constipation

  • Des selles dures, sèches non émises quotidiennement (jusqu’à une semaine sans défécation).
  • Parfois, il y a aussi des fausses diarrhées. Bien que quotidiennes, elles peuvent être abondantes, faites de matières desséchées et parfois aussi très dures dans la première partie puis liquides.
  • Certains troubles peuvent être associés : douleurs abdominales, ballonnements, problèmes hémorroïdaires, troubles digestifs comme la pesanteur gastrique, éructations, somnolence postprandiale.
  • Un diagnostic par coprologie peut être réalisé.

La teneur en eau est diminuée (sèche) ou augmentée (liquide), discordance entre la richesse en eau et la sur-digestion témoigne de l’hypersécrétion réactionnelle du colon.

A la longue, la constipation par irritation du colon entraîne d’authentique diarrhée.

Cette modification des selles s’accompagne de ballonnements soulagés par des gaz fétides, des douleurs avec pertes de connaissance lors de la défécation.

Une consultation médicale est nécessaire pour éliminer une cause grave. Trouver la cause est importante pour le traitement.

Complications liées à la constipation

Certaines complications sont vraiment douloureuses comme les hémorroïdes, les colites, les fissures anales mais on peut également souffrir de colibacillose, voire même de cancer du colon.

Causes de la constipation

Avant tout traitement, le médecin doit chercher avec soin plusieurs facteurs :

  • Du côté alimentaire, la personne consomme peu ou pas de fibres cellulosiques, ou mange à des horaires inadaptés, ou ne pratique pas d’exercice physique et est même sédentaire.
  • D’ordre plus « psychologique », les difficultés d’aller aux toilettes à heures stables et de trouver des toilettes convenables. Le stress ou l’anxiété favorisent aussi la désynchronisation du réflexe de défécation.
  • Au niveau psycho-émotionnel : le peur de perdre, le tendance à se culpabiliser, le difficulté à se libérer des contraintes matérielles et des obligations de la vie quotidienne. Toutes ces notions peuvent être également la cause des
  • La prise de médicaments comme les opiacés, anticholinergiques, bêtabloquants, neuroleptiques, abus de laxatifs entraînent des troubles du transit.
  • Connaître la forme spasmodique ou atonique de la constipation.
  • On peut aussi rechercher une cause organique (compression extrinsèque, tumeur,…) par les examens radiologiques, échographiques, endoscopiques.

Quoi faire pour prévenir la constipation?

Les mesures préventives sont en cas d’insuffisance du volume du bol fécal.

Il faut donc adopter une alimentation riche en fibres : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, fruits secs oléagineux.

En cas d’insuffisance d’hydratation des selles.

Il faut impérativement boire suffisamment entre les repas. 1 à 1,5 litre par jour à répartir entre l’eau et les tisanes. Boire un verre d’eau fraîche le matin à jeun car cela a une action cholagogue. Possibilité aussi de boire un jus de citron avec de l’eau chaude le matin à jeun.

Autres facteurs provoquant la constipation

  • Prendre ses repas à des heures régulières et dans une atmosphère favorable à la détente et en prenant le temps de mastiquer.
  • Pratiquer un exercice physique régulier qui tonifie les muscles du diaphragme et la respiration.
  • Aller à la selle à heures régulières.

L’Alimentation à privilégier pour réguler le transit et ne pas être constipé

  • Boire de l’eau, des tisanes, du thé,…
  • Manger des fruits et des légumes de saison en équilibrant le cru et le cuit car ils sont riches en fibres.
  • Consommer des céréales complètes selon la tolérance ou semi-complètes puisqu’elles sont sources de fibres.
  • Le fromage blanc frais avec le petit lait permet de réguler le transit
  • Certains fromages non fermentés sont également à privilégier
  • Tous les fruits secs, figues, pruneaux,, dattes, abricots,… mais attention ils sont riches en sucre et donc peuvent favoriser la fermentation intestinale
  • Le pain complet est aussi préférer au pain blanc, qui est également une bombe sucrée.
  • La cuisson sans graisses animales
  • Penser à varier son alimentation selon les saisons
  • Corriger son alimentation suffit à corriger les troubles, vous devez utiliser alors : des graisses végétales de première pression, des produits non raffinés et lactés entiers, des céréales non raffinées, des fruits oléagineux,des viandes, poissons, œufs en petite quantité et variés.

En complément

Boire du jus de pruneaux ou de dattes : faire bouillir et boire le jus de cuisson.

Boire du jus de raisin

Cuire des flocons de maïs dans du jus de pomme ou de raisin le matin

De plus, le déficit en oméga 3, anti-oxydants et magnésium favorise la vulnérabilité aux polluants, au stress, à l’inflammation et aux infections. Leur déficit se retrouve systématiquement dans la quasi-totalité des troubles digestifs. Le rééquilibrage des trois nutriments permettra de meilleurs résultats en terme de guérison.

Quelles plantes utiliser en cas de constipation?

  • Plantes laxatives car elles sont adoucissantes et émollientes. En effet, ce sont des plantes qui ont une action mécanique et qui vont adoucir les muqueuses tout en augmentant le volume du bol fécal (laxatif doux).
  • Des substances mucilagineuses qui favorisent l’hydratation du bol fécal comme la graine de psyllium.
  • Certaines huiles puisqu’elles ramollissent les selles (danger utilisation prolongée). A utiliser très ponctuellement, l’huile de Ricin, d’Olive, de Sésame.
  • Des fibres alimentaires. par exemple, le son de blé à utiliser en cures discontinues car il irrite la muqueuse.
  • Des plantes qui provoquent un appel d’eau vers l’intérieur de l’intestin par action osmotique (laxatif doux)
  • Certaines substances sucrées comme la Figue, Prune, Tamarin
  • Plantes purgatives comme les plantes à anthraquinones agissent par stimulation du péristaltisme intestinal et bloquent la réabsorption de l’eau. Elles ont une action violente sur l’intestin et devront être utilisées avec prudence.
  • D’autres plantes à action complémentaire : drainage – drainage du foie et des voies biliaires – drainage pancréatique – action neurovégétative

Un exemple de tisane à réaliser en cas de constipation

  • Genévrier (Juniperus communis) est une plante stomachique, carminatif. Déconseillé en cas de grossesse et d’insuffisance rénale.
  • Mauve (Malva sylvestris) est une herbe adoucissante, anti-inflammatoire, astringent doux.
  • Chicorée (Cichorium intybus) est une racine qui est cholérétique et cholagogue, tonique amer et eupeptique.
  • Anis vert (Pimpinella anisum) est une graine carminative, anti-spasmodique.
  • Réglisse (Glyccyrrhizza glabra) est une racine anti-inflammatoire, laxatif léger, adoucissant. Contre-indiquée chez les personnes hypertendues et les insuffisants cardiaques.
  • Menthe poivrée (Mentha X piperita) dont les feuilles ont une action carminative, antispasmodique, cholérétique et cholagogue.

Traitement complémentaire

Pour redonner à l’intestin l’habitude de fonctionner régulièrement.

Soutenir l’activité hépato-biliaire ainsi que celle du pancréas.

  • Chardon Marie (Silybum marianum L.) car il a une action hépato-protectrice. Il régénère aussi les hépatocytes (cellules du foie) et est cholagogue et cholérétique. Demander l’avis médical à votre médecin si vous êtes diabétique
  • Gentiane (Gentiana lutea L.) a une racine qui est tonique amer, stimule les sécrétions salivaires et gastriques. A éviter en cas d’ulcère gastro-duodénal
  • Angélique (Angelicha archangelica) est une plante carminative, stomachique, apéritive, relaxante musculaire

Autres compléments alimentaires

Graines de psyllium est un adoucissant, émollient, laxatif doux. Probiotiques (Lactobacillus casei et acidophilus) qui évitent le développement d’une flore de putréfaction.

Aides complémentaires :

  • bain de siège ou demi-bains froids (12°C) pendant 5 secondes au début,puis 2 min: cette technique simple offre des résultats rapides pour tonifier le péristaltisme.
  • réfléxologie car bien pratiquée, elle active le transit intestinal en stimulant les zones réflexes et permet de relaxer le corps et l’esprit
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