La Bourrache, dont le nom latin est Borago officinalis, fait partie de la famille des Boraginacées.

Elle est aussi appelée bourrette,langue de bœuf, herbe à suée…

Son nom vient de burra, qui est une étoffe grossière à longs poils.

« Abou » mot arabe signifiant « père » et « rash » signifiant sueur.

A quoi ressemble cette plante ?

On la rencontre partout en Europe malgré qu’elle soit originaire du Moyen-Orient. Elle aime pousser sur des terrains incultes, ensoleillés mais on la cultive aussi.

C’est une plante dont la tige est velue, qui peut mesurer jusqu’à 40 cm. Ses feuilles sont ovales, ridées et larges.

Les fleurs de bourrache sont magnifiques. Elle peuvent êtres bleues, blanches, ou roses, disposées en cyme.

La bourrache fleurit entre mai et sepembre.

L’histoire de la bourrache, aux vertus exceptionnelles

La bourrache n’était pas connue des Anciens.

Elle serait arrivée par les Maures et les Croisés en Europe.

Au Moyen-Age, on l’utilisait comme dépurative mais aussi dans les faiblesses de cœur et les inflammations oculaires.

Quelles parties utilise-t’-on en herboristerie ?

Les herboristes utilisent les sommités fleuries c’est-à-dire les fleurs et les feuilles.

Ils réalisent avec des tisanes mais aussi des décoctions.

On peut aussi réaliser des jus d’herbe.

Par voie externe, on peut aussi confectionner des cataplasmes.

On utilise aussi l’huile extraite des graines qui fera l’objet d’un prochain article.

Quels principes actifs composent la bourrache ?

Cette plante est riche en mucilages neutres (11%), en acides-phénols, en flavonoïdes, en anthocyanosides, en alcaloïdes pyrrolizidiniques, et en minéraux (14%).

Elle compte donc du nitrate de potassium et de l’acide salicylique soluble.

Quelles sont les propriétés de la bourrache ?

D’après Marie Antoinette Mulot, dans les Secrets d’une herboristerie, la bourrache ne présente les mêmes propriétés suivant l’âge de la plante.

En effet, elle est plus émolliente quand elle commence à pousser. On la mange alors en salade ou comme des épinards. En revanche, elle est plus apéritive (ouvre l’appétit), dépurative et sudorifique (fait suer) quand elle est en fleurs.

Ensuite, elle devient plus diurétique quand elle porte ses fruits mûrs.

Adoucissante

La bourrache est avant tout émolliente et adoucissante ce qui lui confère une action anti-tussive.

Fait tomber la fièvre et fait suer

De plus, elle réduit la fièvre (fébrifuge) et fait suer (sudorifique).

Diurétique

Elle est donc aussi diurétique.

Cicatrisante

Par voie externe, elle est cicatrisante grâce à l’allantoïne.

Dans quels cas utilise-t’-on la bourrache ?

Cette plante médicinale est particulièrement intéressante en cas de toux et à chaque fois que l’on a de la fièvre.

Son côté émollient est aussi tout à fait indiqué en cas de troubles digestifs comme la constipation ou les colites.

En regard de son action diurétique, elle est alors recommandée dans les troubles urinaires. Par exemple en cas de cystites ou d’inflammations des voies urinaires et lors d’oligurie.

La bourrache est également employée en cas de rhumatismes par son effet diurétique.

Elle permet aussi de réduire la rétention d’eau.

Concernant la voie externe

On peut réaliser des cataplasmes de fleurs fraîches ou bouillies. On applique ensuite ces compresses de bourrache sur des irritations cutanées, oculaires, bucco-pharyngées. Autrement dit en cas de stomatite, pharyngite, gingivite, extraction dentaire,…

Comment employer cette plante ?

L’infusion de bourrache

Réaliser des infusions à raison de 30 g par litre d’eau. Porter à ébullition. Hors du feu, couvrir.

Infusion de 10 minutes. Filtrer et boire 2 à 4 tasses par jour.

L’infusion est particulièrement indiquée en cas de fièvre, de grippe.

Dans ce cas, on peut aussi l’associer à la camomille.

Recette de tisane recommandée en cas de rhume ou d’affections fébriles

Mélanger 20 g de sommités fleuries de bourrache, 30 g de fleurs de sureau, 30 g de thym, 10 g de lavande, et quelques clous de girofle.

Mettre 1 cuillère à soupe du mélange pour 1 bol d’eau froide. Porter à ébullition. Hors du feu, laisser infuser 6 à 10 minutes. Filtrer et boire 2 à 3 fois par jour.

La décoction

La décoction est plutôt utilisée pour favoriser la sudation.

On peut alors réaliser le mélange suivant 30 g de bourrache et 50 g de racine de bardane dans un litre d’eau. On fait réduire à feu doux de 1/3. Boire ensuite 4 à 5 fois dans la journée. Possibilité de sucrer au miel et boire très chaud.

Le suc frais

Le suc frais est principalement indiqué pour les néphrites aiguës avec œdème.

Le jus d’herbe

Le jus d’herbe est quant à lui dépuratif.

Écraser les feuilles fraîches avec du pissenlit et vous réalisez alors le fameux jus d’herbe dépuratif, autrefois venu par les apothicaires et les herboristes.

Pour conserver la bourrache

Pour réaliser aussi une conserve.

Tirer par expression 250 g de jus des feuilles, ajouter ensuite 30g de fleurs et 150 g de sucre. Mettre en pot bouché.

Prendre 1 cuillère à café 3 fois par jour en cas de bronchite, toux, inflammations des voies urinaires.

Quelles sont les contre-indications de la bourrache ?

Il n’y en a aucune connue à ce jour. Attention toutefois, de ne pas la consommer sur une longue période car elle contient des alcaloïdes. En effet, ces alcaloïdes pyrrolizidiniques sont considérés comme hépatotoxiques et cancérigènes .

De plus, il est préférable de l’utiliser en mélange.

Pour conclure

La bourrache est une plante médicinale qui fait partie de nombreux mélanges dépuratifs. Notamment, dans les préparations qui servent à nettoyer la peau.

Elle peut aussi embellir vos assiettes grâce à la beauté de ses fleurs alors ne vous en privez pas !

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