Il y a des plantes régulatrices hormonales de la femme qui peuvent accompagner la femme tout au long de sa vie.

La balance hormonale chez la femme n’est pas toujours simple à équilibrer.

L’équilibre entre les œstrogènes et la progestérone varie en fonction de nombreux facteurs : alimentation, stress, l’environnement.

Certaines plantes médicinales permettent de réguler les hormones féminines.

En effet, il y a celles qui ont plutôt une tendance « œstrogène-like » ou d’autres qui sont de véritables phyto-oestrogènes et celles qui sont « progestérone-like ».

Ces dix plantes médicinales peuvent donc être d’un grand secours tout au long de la vie de la femme.

Ce ne sont pas des hormones végétales mais bien des phytomodulateurs hormonaux car elles n’apportent aucune supplémentation hormonale. 

En fait, ces plantes médicinales agissent sur les récepteurs des hormones œstrogéniques.

Voici des plantes régulatrices hormonales de la femme

Les plantes à phyto-oestrogènes

Ces plantes médicinales contiennent différents composants chimiques comme les isoflavones, les lignanes, les coumestanes, les stilbènes et les flavonoïdes prénylés.

On ne doit pas donner ces plantes à des femmes enceintes et qui allaitent.

Ce sont des plantes à ne pas conseiller chez les femmes ayant des antécédents de cancer hormono-dépendants.

Le Trèfle rouge

Le trèfle rouge (Trifolium pratense) est une plante médicinale dont on utilise les sommités fleuries.

Ces dernières contiennent des isoflavones (daidizine et génistéine), des coumarines (coumestrol et medicagol) et des sels minéraux.

Le trèfle accompagne la femme lors de la ménopause. On l’indique en cas de bouffées de chaleur, en prévention de l’ostéoporose.

Les résultats des études scientifiques mettent en avant l’amélioration de la vie des femmes ménopausées.

On peut l’utiliser en tisane ou en gélules d’extraits standardisés en isoflavones.

Plante déconseillée chez les personnes sous anti-coagulants.

Le Houblon

Le houblon ou Humulus lupulus a une activité œstrogénique, liée à la présence de flavonoïdes prénylés dont l’hopeine (8-prénylnaringine).

C’est une grande plante oestrogénique.

On utilise les inflorescences femelles (cônes) pour les troubles menstruels afin de soulager les règles douloureuses, les migraines, et les troubles nerveux.

Puis elle permet également de calmer les bouffées de chaleur, l’irritabilité et l’hyperexcitabilité ainsi que les insomnies liées à la ménopause. Le houblon améliore également le problème de sécheresse des muqueuses.

On peut l’utiliser en tisane mais attention son goût est amer. On lui préférera la teinture mère, l’extrait fluide et les extraits standardisés.

Attention, le houblon est sédatif, il n’est donc pas recommandé lors de la conduite de machines et de véhicules.

D’autres plantes ont aussi un effet phyto-oestrogénique comme le soja (extrait de Glycine max), la luzerne (Medicago sativa), le kudzu (Pueraria lobata) et les graines de lin (Linum usitatissimum.

Les plantes régulatrices hormonales de la femme et œstrogo-mimétiques

Ces plantes ont une action de type œstrogénique mais elles ne contiennent pas de phyto-oestrogènes.

Elles ont surtout une action stimulante ovarienne.

La Sauge officinale

La sauge officinale ou Salvia officinalis a une action de type œstrogénique.

De plus, c’est un tonique utérin.

On conseillera les feuilles de sauge en cas de règles douloureuses, abondantes, et pour réguler les cycles.

De plus, la sauge s’avère utile en cas de bouffées de chaleur, vertiges, sudation nocturne : symptômes de la ménopause.

Ne pas l’utiliser de manière prolongée chez les femmes ayant des antécédents de cancer hormono-dépendant.

Attention également chez les personnes hypertendues.

on peut l’employer sous forme de tisane , de teinture mère ou d’extrait fluide.

L’Angélique chinoise

L’Angelica sinensis (Oliv.) Diels ou Dong Quai est connue depuis toujours en Médecine Chinoise pour les désordres menstruels.

On la surnomme la « Panacée Gynécologique ».

Sa racine est riche en coumarines, ligustilide dérivés et d’acide félurique.

Cette plante médicinale régularise les hormones. par contre, son activité œstrogénique n’a pas été prouvée.

Elle est relaxante musculairement et anti-spasmodique (calme les spasmes).

On l’indique en cas de règles douloureuses.

De plus, on la recommande donc pour de nombreux troubles gynécologiques : absence de règles, menstruations anormales,…

L’angélique chinoise soulage le syndrome prémenstruel et les problèmes de la ménopause.

A utiliser en tisane, en ampoule ou en gélule.

D’autres plantes sont également efficaces comme la sauge sclarée (Salvia sclarea) et la réglisse (Glycyrrhiza glabra).

Les plantes régulatrices de l’équilibre hormonal féminin et qui ont une action « progestative »

Elles sont utilisées comme progestérone-like car elles agissent sur le corps jaune.

De plus, elles exercent une action favorable en cas d’hyper-oestrogénie en modérant l’axe hypothalamo-hypophysaire.

On ne doit pas donner ces plantes aux femmes enceintes et qui allaitent.

L’Alchemille

L’Achillea millefolium a une action lutéotrope mais son mode d’action est méconnu.

Ses parties aériennes permettent de régler les troubles gynécologiques.

On la recommande pour les règles douloureuses et hémorragiques.

En cas de syndrome pré-menstruel et de ménopause, on peut également la conseiller.

De plus, elle agit bien en prévention des fibromes.

On peut employer ses parties aériennes sous forme de tisane, teinture-mère ou extrait fluide.

Le Gattilier

Le Vitex agnus-castus agit comme régulateur hormonal par inhibition de la sécrétion de prolactine.

Cette plante médicinale induit également une remontée des concentrations en progestérone au milieu du cycle par action sur la LH.

De plus, elle améliore la vascularisation des muqueuses.

Le gattilier agit donc sur :

  • le syndrome pré-menstruel en soulageant les règles douloureuses, les tensions mammaires, les troubles de l’humeur…
  • la régularisation du cycle et l’absence de règle
  • l’équilibre hormonal en stimulant la sécrétion de progestérone
  • l’augmentation de la fertilité et de la période lutéale du cycle
  • l’endométriose, les fibromes utérins et les kystes
  • le traitement des symptômes de la ménopause

On emploie en herboristerie les fruits de gattilier sous forme de teinture-mère, extrait fluide, gélules, ou infusion.

Le Grémil

Lithospermum officinale, le grémil, a une action anti-gonadotrope et freinatrice hypophysaire.

Autrement dit, le grémil a une action progestative par un effet freinateur hypophysaire sur la production de FSH.

C’est donc une plante lutéotrope.

Elle agit donc lors de la ménopause, et particulièrement sur les bouffées de chaleur.

De plus, elle est très utile en cas de syndrome pré-menstruel ou de troubles menstruels comme les irrégularités de cycle ou l’absence de menstruations.

Attention, on ne doit pas employer cette plante sur de longue période.

Le grémil, en plante entière, se prépare en décoction ou sous forme d’extrait fluide ou de teinture-mère.

L’Achillée millefeuille

L’Achillea millefolium soulage les femmes souffrant de règles douloureuses et de troubles digestifs lors des menstruations.

Ses sommités fleuries contiennent des flavonoïdes (lutéoline et apigénine), phytostérols et lactones.

L’achillée agit sur les muscles utérins et calmes les spasmes.

On la recommande en cas de :

  • syndrome pré-menstruel
  • d’absence de règles
  • en cas d’endométriose
  • de fibromes
  • d’inflammations des ovaires
  • de dystonie neurovégétative (contractions involontaires) à manifestation pelvienne
  • si les règles sont abondantes et douloureuses

Le yam mexicain a également une action progestative.

Les autres plantes à action régulatrice hormonale

Cimicifuga

Le cimicifuga ou Actée à grappes régule la réponse hormonale de l’hypophyse à la déficience en œstrogènes.

On emploie la racine et rhizome (tige souterraine).

Le Cimifuge racemosa a donc une forte utilité en cas de ménopause face aux bouffées de chaleur, ostéoporose, sudation, troubles du sommeil, irritabilité et dépression.

De plus, il agit sur les troubles menstruels en l’atténuant et en calmant les douleurs.

On l’utilise sous forme de gélule ou d’extrait fluide.

Ne pas prolonger le traitement plus de 6 mois car il peut apparaître des troubles gastro-intestinaux.

La verveine officinale

La verveine officinale ou Verbena officinalis ne doit pas être confondue avec la verveine odorante.

Cette verveine favorise la libération de LH et FSH par l’hypophyse.

Elle agit donc sur la ménopause.

De plus, elle régule les menstruations, calme et réduit les règles abondantes et atténue les menstruations douloureuses.

On prépare la verveine officinale sous forme d’infusion, de teinture-mère ou d’extrait fluide.

Pour conclure

Il existe de nombreuses plantes médicinales qui régulent les troubles hormonaux des femmes.

Ces déséquilibres hormonaux conduisent les femmes à subir des symptômes en cas de menstruations ou de ménopause.

Il est intéressant de les utiliser.

le mieux est de se faire conseiller si vous avez un doute.

Dans tous les cas, l’avis de votre médecin est important qui lui seul peut poser un diagnostic et pourra prescrire un bilan hormonal pour doser les hormones.

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