Les 13 recommandations majeures à bien suivre pour utiliser les huiles essentielles

On ne le répétera jamais assez, même si il s’agit d’un produit naturel : les huiles essentielles ne sont pas anodines.

Il existe un véritable engouement autour d’elles.

Elles ont un fort pouvoir d’attraction et de séduction.

Mais attention, il s’agit de bien les connaître afin de bien les employer.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Une huile essentielle est le résultat obtenu d’une distillation par entraînement à la vapeur d’eau.

On distille dans l’alambic des plantes aromatiques (herbes,arbres, arbustes).

Autrement dit, une huile essentielle est un extrait naturel ou une essence distillée. Elle se compose d’une concentration de molécules volatiles de la plante.

Il faut donc être prudent.

Quels sont leurs risques et leurs effets indésirables ?

Certains constituants peuvent être même très agressifs car certaines ont une réelle toxicité au niveau de la peau, du foie, des reins, du système nerveux.

La toxicité d’une huile essentielle dépend de plusieurs facteurs :

  • Si l’huile essentielle contient une plus ou moins grande quantité de constituants connus pour leurs effets indésirables comme les cétones monoterpéniques, les aldéhydes,…
  • Le taux auquel un composé toxique est présent dans une huile essentielle ou dans une préparation.
  • Sa voie d’administration : orale, respiratoire ( inhalations), sur la peau.
  • Son dosage
  • Sa durée d’application

Sauf accidents, les problèmes rencontrés avec leur utilisation est liée la plupart du temps à leur usage inapproprié.

Il est donc indispensable de bien les maîtriser afin de bien les utiliser.

on les interdit en France pour certaines en raison de leur dangerosité.

Tout effet indésirable est lié très souvent à un mauvais emploi.

Pour vous aider,voici quelques précautions à prendre :

1.Les huiles essentielles doivent être 100% pures et naturelles.

2 critères de qualité d’une huile essentielle : sa pureté et sa naturalité .

Donc elle ne doit contenir ni d’autres produits naturels ni des produits de synthèse.

Ces deux principes sont absolument à respecter pour pouvoir avoir une pratique juste et rigoureuse de l’aromathérapie.

2.Ne pas les verser dans l’eau.

Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l’eau ou très peu. Leurs molécules sont hydrophobes et n’ont aucune affinité pour l’eau.

3.Ne pas les appliquer sur les muqueuses.

Toutes les muqueuses (œil, bouche, nez, oreille, région anale et génitale) sont des zones particulièrement sensibles car fines (elles supportent moins la causticité) et très vascularisées (pénétration rapide des huiles essentielles vers le sang  et l’organisme tout entier).

Si on l’applique sur une muqueuse par erreur, le plus simple est d’appliquer de l’huile végétale (une huile de cuisine ou à défaut un corps gras comme une crème, un lait démaquillant, du lait de vache,…) et de l’éponger avec linge ou un papier absorbant.

On recommencera jusqu’à ce que la sensation douloureuse disparaisse.

L’application d’une huile essentielle sur une muqueuse nécessite sa dilution.

En ce qui concerne la voie génitale et rectale, on peut réaliser des ovules et des suppositoires mais leur préparation sort du domaine de l’aromathérapie familiale.

Ne jamais l’appliquer dans le conduit auditif.

On pourra utiliser un coton imbibé d’une goutte d’huile essentielle . Concernant l’oreille, on travaille en péri-auriculaire (application autour, sur la peau).

4.Ingérer de l’huile végétale en cas d’ingestion accidentelle.

Les huiles essentielles sont liposolubles c’est-à-dire qu’elles se dissolvent dans l’huile. Elles ne se dissolvent pas dans l’eau. On doit alors ingérer un corps gras pour réduire leur concentration.

En attendant un avis médical, surtout ne pas essayer de vomir.

Possibilité aussi d’utiliser du charbon végétal et/ou de l’argile.

5.Ne pas les administrer par voie orale chez les enfants de moins de 5 ans.

Il est préférable d’utiliser cette voie d’administration pour les adultes et les enfants de plus de 7 ans sauf certaines préparations spécialement formulées pour les jeunes enfants comme les sirops.

6.Attention à leur usage par voie orale

Chez les personnes souffrant d’ulcères gastroduodénaux ou de reflux gastro-œsophagien.

7. Eviter leur usage chez les personnes sensibles

Asthmatiques, allergiques et épileptiques doivent être très prudents lors de leur utilisation, surtout par voie atmosphérique ( inhalations).

8.Procéder à un test cutané au pli du coude

Avant d’utiliser une friction aromatique ou une huile de massage. Il s’agit de vérifier sa tolérance aux différentes huiles essentielles.

Certaines personnes peuvent présenter une sensibilité particulière à l’égard des molécules qui ne sont pas obligatoirement répertoriées comme étant toxiques ou allergisantes.

Il est donc prudent avant toute application d’une huile essentielle ou d’une préparation huileuse à base d’huiles essentielles sur la peau, de faire un test préalable en appliquant 1 à 2 gouttes dans le pli du coude pour vérifier si il y a une réaction allergique.

9.Précautions à prendre chez la femme enceinte et allaitante.

C’est à éviter si l’on ne maîtrise pas leur utilisation.

10.Attention aux huiles essentielles contenant des phénols.

  • Exemple : Origanum compactum (Origan), Satureja montana (Sarriette), Thymus serpyllum (Serpolet), …

Par voie cutanée : il faut les diluer (20% max).

Par voie orale : une toxicité au niveau du foie est possible si les doses et durée de traitement sont prolongés.

11.Prudence en cas d’antécédents hépatiques et rénaux.

Certaines sont toxiques pour le foie :

  • Exemple : Thymus vulgaris CT thymol (Thym à thymol), Thymus serpyllum (Thym serpolet), Eugena caryophyllus (Girofle), Satureja montana (Sarriette des montagnes), Cinnamomum zeylanicum (Cannelle),  Origanum vulgare (Origan),…

Certaines sont toxiques pour les reins :

  • Exemple : Juniperus communis (Génévrier commun), Santalum album (Bois de santal), Pinus pinaster oléorésine (Térébentine des Landes).

12. Attention aux huiles essentielles photosensibilisantes sur la peau avant une exposition au soleil.

Des cloques peuvent apparaître : cet effet indésirable est lié à la présence de coumarines (furano et pyrocoumarines), que l’on retrouve surtout dans les essences de zestes d’agrumes et chez certaines Apiacées (angélique, céleri,…).

Ne pas utiliser ces huiles lorsque l’on s’expose au soleil et attendre au moins 2 heures entre le moment de l’application et le moment où l’on décide de sortir (à la lumière naturelle).

  • Exemple : Citrus sp zeste (Citron), Citrus bergamia (Bergamote), Apium graveolens (Céleri), Angélica archangelica (Angélique), Ammi visnaga (Khella),…

13.Prudence avec celles contenant des cétones neurotoxiques et à certains oxydes terpéniques surtout par voie orale.

Ces huiles essentielles sont contre-indiquées chez la femme enceinte et qui allaite ainsi que chez le nourrisson.

  • Exemple : Lavandula stoechas ( Lavande stoechade), Salvia officinalis (Sauge officinale), Thuya occidentalis (Thuya), Santalina chamaecyparissus (Santoline), Peumus boldus (boldo), …

Ayez toujours à l’esprit ces quelques précautions majeures qui vous permettront d’utiliser les huiles essentielles correctement.

Il sera parfois plus intéressant d’employer la plante sous d’autres formes galéniques comme l’hydrolat qui permet un usage chez l’enfant et sur une plus longue durée.

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